Les coulisses des ONG

21 avril 2019

Edito

2019 années records des humanitaires et écologiques. Conflits armés, réfugiés, famines, catastrophes naturelles... Les organisations non gouvernementales (ONG) sont de plus en plus sollicitées, et doivent chercher des moyens humains et financiers pour continuer à se mobiliser. Alors que ses dernières multiplient les appels aux dons, des scandales sont révélés. Oxfam admet des affaires de prostitution, la Croix-rouge connaît une crise éthique, des ONG religieuses privilégient leur religion... Les donateurs se sentient piégés, et se demandent alors à qui donner sans avoir peur d'être trompé ? Existe-t-il des ONG plus éthique que d'autres ? Comment connaitre l'envers du décor ? À quel point sont-elles indépendantes ?


Ce blog n'a pas pour but de décrédibiliser les ONG, mais plutôt d'éclairer l'actuel ou futur donateur sur la finalité de leurs dons.

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ONG : Origine et historique

Le terme d'Organisation non gouvernementale n'apparaît qu'en.1945 Cependant leur histoire remonte bien plus loin car on note l'importance des organisations pour la lutte antiesclavagisme. Les traces les plus anciennes dates de 1839.

L'institut du droit international fondé en 1873, et l'union interparlementaire créée en 1889, organisation fondée pour la paix sont les précurseurs des ONG.

Les organisations internationales sont de plus en plus nombreuses et gagnent en place et en importance. Notamment avec la lutte antiesclavagiste et la lutte pour le droit de vote des femmes.

Cet élan connaît un pic avec la conférence mondiale pour le désarmement entre 1932 et 1934.

Cette conférence n'eut jamais vraiment de réel impact suite au Position d'Adolf Hitler élu chancelier en 1933, qui décide de rentrer dans un cycle de réarmement massif et immédiat de l'Allemagne. C'est au cœur des tensions de l'avant-guerre que s'achève cette conférence, les organisations par manque de résultats, s'essoufflent, et ne reviendront sur le devant de la scène qu'en 1945.

L’Organisation des Nations unies à lieu regroupant 193 nations est créée le 26 juin 1945. On trouve dans sa charte, à l’article 71 du chapitre X pour la première fois la notion d’Organisation non gouvernementale. C’est la naissance officielle de ce que nous appelons aujourd’hui les ONG. Cet article stipule que le Conseil social et économique de l’ONU peut demander aux ONG une aide et un avis consultatif aux questions relavant de leur compétence.


En 1950 l’ECOSOC (conseil économique et social) donne une première définition des termes ONG. Celles-ci sont décrites comme étant « toute organisation international qui n’est pas fondée par un traité international».


Suite au sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, le plan d’action « action 21 » reconnaît le rôle vital et essentiel des ONG dans le développement durable. Cette annonce à pour effet de renforcer les relations consultatives entre l’ONU et les ONG.
De nos jours, le rôle des ONG est divisé en deux grandes parties à savoir :


les ONG dites CARITATIVES, et les ONG dite DE DEVELOPPEMENT.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_non_gouvernementale

http://www.un.org/fr/sections/un-charter/chapter-x/index.html

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20 avril 2019

Zoom sur le greenwashing

Le Greenwahsing : c'est un terme que l'on entend régulièrement, souvent en lien avec des grosses entreprises qui ont très rarement en lien avec l'environnement ou l'écologie. Mais concrètement, qu'est ce que c'est ?

Une des définitions que l'on retrouve sur la page Wikipédia est la suivante.

"L'écoblanchiment "greenwashing" est l'acte de transmettre au public des informations qui sont – dans le fond et dans leur forme – une présentation déformée des faits et de la vérité, dans le but d'apparaître socialement et/ou environnementalement responsable aux yeux d'un public cible. C'est un système de communication vaste et complexe destiné à faire passer une « mauvaise » donnée ou information pour une « bonne »."

Et oui, réfléchissons un instant : qu'évoque la couleur verte ? La nature, l'environnement, la sérénité, la stabilité. Ce constat, les publicitaires l'ont bien compris. Et depuis, ils usent et abusent de cette association pour vous vendre des produits supposément bons pour la nature et bons pour vous. Cette tendance touche autant le secteur alimentaire que la mode ou encore celui de la cosmétique.

Il existe de nombreuses méthodes de Greenwahsing, en voici quelques-unes :

- Du vert à n'en plus pouvoir ! 

Le greenwashing malgré le fait que la plupart d'entre nous savent ce que c'est, il est très facile de se faire avoir. ! Les responsables de communication et marketing ne manquent pas d'ingéniosité  afin de nous faire croire qu'un produit est bon pour la planète. L'exemple le plus concret est l'utilisation à outrance dans les emballages de la couleur verte. Certains produits ne sont pas modifiés dans leur substance pour ne pas déstabiliser les utilisateurs habituels, mais on y ajoutera deux ou trois feuilles sur les côtés ou une quelques éléments "couleur nature" sur l'emballage pour conquérir un public plus attentif aux thématiques écologiques.

- la méthode "avec" ou "sans"

"Sans sucre ajouté", "sans huile de palmes"... Conscients des scandales qui ont éclaboussé les grands groupes pour leur utilisation en abondance d'éléments à la dangerosité avérée pour l'organisme ou pour la planète, certains industriels sont devenus les spécialistes du "Sans ceci" ou "Sans cela". Ce sont les nouveaux slogans que l'on retrouve sur de nombreux emballages. Une manière de se racheter une conscience ou des usagers mécontents. Là encore, ils insistent sur le peu de chose positive contenue dans leurs produits et font l'impasse sur toutes les matières chimiques ajoutées.

La méthode du "avec" est similaire "avec de la matière recyclée", "avec produits naturels"... Sur le même principe, le produit peut être produit à 98% de produits chimiques et polluants, la marque va insister sur les 2% écologiques.

Vous avez dit mensonge par omission ?

- les labels

Depuis peu, et afin de toucher les clients les plus résistants, les marques ont choisi de se prévaloir de posséder des labels garantissant leur responsabilité écologiques. Les recherches de l'Observatoire indépendant de la publicité révèlent, en effet, que la vision d'un label est souvent un gage d'honnêteté pour les consommateurs. En réalité, ces labels sont parfois auto-décernés par les entreprises elles-mêmes ou sont attribués par des organismes aux critères douteux.

- Les partenariats

Une entreprise est polluante ? Accusé de scandale écologique ? Une solution : devenir donateur de WWF afin de pouvoir apposer leur logo et donc se racheter une image "verte" sans pour autant changer ses pratiques 

Afin de ne pas se faire avoir, il est important de garder son esprit critique et voir au-delà des apparences des produits, ne pas hésiter à lire la composition des produits. Il existe également des listes de produits, ou de labels écologiques fiables.

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Oxfam : Le scandale sexuel

Début d'année 2018, l'équivalent d'un séisme de haute magnitude se déclenche dans le milieu des ONG. OXFAM, une des plus grosses organisations d'aide humanitaire est mise en cause dans une enquête du quotidien the Times. Le motif, c'est enquête ? L'organisation à eu recours à des prostitués locale lors des missions d'aides humanitaires suite au tremblement de terre d'Haiti en 2010. Les conséquences sont nombreuses, les donateurs se sentent trompés. Et surtout, certains partis politique du royaume uni utilisent ce scandale pour remettre en cause la part importante du budget du pays consacrés à l'aide humanitaire.

Une pétition à même été crée et signé par plus de 100 000 personnes afin de mettre un terme aux aides pour les pays étrangers. Les électeurs d'extrême droite se frottent les mains, car cette affaire est du pain béni pour faire baiser ses aides. La première ministre Thérésa May, à tout de suite fait savoir, que cela ne remettra pas en cause ses aides.


En réaction, la directrice Penny Lawrence à démissionnée le jour même. Pour montrer sa honte et sa tristesse face à cette situation. Elle à tout de même précisé "Assumer l'entière responsabilité" des dérives.

Selon le Times, des travailleurs d'OXFAM menaçait des organisations locales de ne pas renouveler les contrats signés s'ils n'avaient pas de nouvelles prostitués régulièrement. R. Van Hauxermeriren, le responsable d'Oxfam en Haiti, un ancien militaire belge à lui aussi reçu de nombreuses prostituées dans sa villa louée par l'ONG... Oxfam a longtemps fermé les yeux pour ses comportements envers les femmes, notamment lors des ses missions au Tchad. D'autres employés ont également été laissé en poste malgré les plaintes de plusieurs collègues pour harcèlement sexuel.

Afin d'éviter le scandale, Oxfam, à demandé à R van Hauwermeiren de démissionner sans faire trop de bruit pour ne pas nuire à l'image déjà ternis de l'ONG.

Comme en France, la prostitution est illégale et interdite à Haiti, cependant, très peu de contrôle sont effectue et la police et peu présente. Ce phénomène est d'autant plus amplifié face à la crise actuelle. Plusieurs autres employés ont été également assigné à résidence pour possession de matériel pornographique et harcèlement. Cependant, Oxfam n'a pas porté plainte estimant que des poursuites judiciaires aurait été dérisoire dans le chaos régnant actuellement sur l'île. 

A Haïti, la prostitution est illégale mais répandue, et Oxfam est signataire d'un texte de l'ONU prohibant le sexe tarifé chez les humanitaires. Deux employés de l'ONG ont, pourtant, été amenés à démissionner en 2011 pour recours à des prostituées, harcèlement et fraude sur CV ; quatre autres ont été limogés pour « recours à des prostituées dans une installation d'Oxfam », défaut de protection du personnel et possession de matériel pornographique. L'ONG allègue qu'elle avait renoncé à des poursuites judiciaires à cause du chaos régnant localement, celui-ci ne laissant espérer aucune sanction.

C'est donc un scandale qui a presque été étouffé par une des plus grandes ONG du monde qui compte 5000 salariés et pas loin de 30 000 bénévoles. C'est grâce au travail d'investigation mené par les enquêteurs du Times que l'affaire à pu être rendu public et que l'organisation devra donc répondre de ses actes. 

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19 avril 2019

Scandale sexuels, quelles réactions ?

Les scandales sexuels révélés sur Oxfam ont été l'évènement déclencheur à la révélation publiques de très nombreuses affaires dans le monde de l'humanitaire. 

On ne compte plus le nombre d'organisations coupables d'affaires sombre. La liste est longue, tout comme les actes, on parle de viols, de pédophilie, d'atteinte sexuels, de harcèlement, de prostitution... Et malheureusement, aucune des institutions qui prônent l'entraide et la solidarité ne semble être épargnés par ses scandales. Une a une, les structures si souvent mise en éloge pour leurs bonnes actions vacillent. Très nombreuses sont les personnes qui se sentent profondément trahis. 

Nous nous concentrerons surtout sur le cas des ONG, même si les scandales de pédophilie dans l'Église, de viols dans le monde du cinéma, et des attouchements voir plus dans le milieu du sport mérite d'être dénoncé publiquement.

A la suite d'Oxfam, des organisations au combien apprécié et reconnu d'utilité ont également avoué avoir des cas similaires. Médecins sans frontières, la croix rouge internationale, L'UNICEF et de nombreuses autres ont suivi.

Ce scandale général a permis de révéler au grand jour de nombreuses pratiques interne qui consistait, à nier, cacher ou relativiser ses problèmes. En effet ; il était courant que des salariés démissionnent et partent exercer ailleurs malgré leurs actes répréhensibles. Trop nombreuses ont été les organisations qui ont décidé d'étouffer ses affaires d'une gravité trop importante pour être caché.

Face à ce scandale trop gros pour être caché, on peut noter de nombreuses décisions 

La croix rouge à pris la décision de licencié 21 de ses employés qui avait eu recours à des prostitués. La Croix rouge interdit le recours aux prostitués et ce même dans le pays ou la prostitution est légale.

Médecins sans frontières à révélés 24 cas de harcèlement ou d'abus sexuel. 19 de ses personnes ont été licenciés, les 5 autres ont eu des sanctions disciplinaires.

L'ONG International Rescue Committee à licencié et saisie la police pour 3 cas d'abus sexuel qui avaient eu lieu lors d'une mission en République démocratique du Congo

Malgré ses mesures, l'opinion publique reste touchée par ses affaires. En effet, de nombreux donateurs ont immédiatement cessé leurs dons à ses organisations. Le lien de confiance qui unissait ses derniers aux organisations à été rompu. Il va falloir beaucoup de temps, et de patience afin de rétablir la confiance dans les donateurs.

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15 avril 2019

Polémiques à la croix rouge

Président de la Croix rouge Internationale (CICR), Peter Maurer est depuis maintenant plusieurs années au cœur de nombreuses polémiques.

Président depuis 2012, Peter Maurer est donc le Président du CICR, sauf qu'en novembre 2014 il devient également membre du conseil de fondation du forum économique mondial. C'est cette nomination qui est en grande partie à l'origine de la controverse tournant autour de l'ex Diplomate suisse. 

En près d'un siècle et demi d'existence, la croix rouge n'avait jamais été remise en cause pour ses actes et ses engagements, ont parle même parfois d'une Organisation humanitaire modèle. 

Mais pourtant, cette fois, une ombre tourne autour du CICR, notamment depuis la nouvelle présidence. En effet, Peter Maurer à doublé le budget de l'organisation qui atteint autours presque 2 Milliard d'euros.

Bénéficiant d'un rôle d'observateur à L'ONU, le CICR à un statut très particulier et unique qui lui permet de siggner des traités avec les états.

Récemment, un partenariat à été signé entre Lafarge Africa et la croix rouge afin de renforcer la position de Lafarge sur la vente de ciment au Nigeria. Vous avez dit indépendant et apolitique ?

Un fichier à été découvert en 2017, contenant des donnée sur certains des bénévoles avec certains commentaires concernant leur personnalité ou leur caractère. Ce procédé secret à toujours été utilisé reconnaît la croix rouge, mais cela est tout à fait illégal.

En 2015, un autre scandale concernant les conditions de travail avait éclaté. En effet, des centaines d'heures supplémentaires n'ont pas été payées, également des temps de repos non respectés. Au final près de 4000 infractions ont été commise seulement sur l'année 2014...

L'image dorée de l'ONG dû à ses nombreuses interventions dans des crises internationales, des conflits armées ou catastrophe naturelle. Des actes nécessaires et à saluer. Cependant, l'aide aux autres ne doit pas faire oublier le bien-être de ses propres équipes, qui est primordiale à un travail de qualité.

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Les organismes de contrôle

Il est souvent dit que les ONG ne sont pas ou très peu contrôles. Ses idées reçues sont tenaces, or la vérité est toute autres. Les organisations non-gouvernementales sont parfois même contrôles davantage que certaines entreprises cotées en bourse.

Le premier contrôle est celui lié à la nature juridique des ONG. La plupart des ONG françaises sont des associations reconnues d'utilité publique. La loi impose des formalités spécifiques de fonctionnement voire d'emploi des ressources pour les excédents financiers, même si ces contrôles sont formels - au sens juridique du terme - plus que financiers, il n'en demeure pas moins qu'ils existent et apportent de réelles garanties.

De nombreux autres contrôles financiers existent, en fonction de l'origine des fonds reçus ou de la taille de l'ONG.

La loi de 1991, impose aux fonds privés collectés par appel à la générosité publique au niveau national de faire l'objet d'un contrôle de la part de la Cour des comptes. Plusieurs dizaines d'organismes ont déjà été contrôlés depuis l'entrée en vigueur du texte. 

Un arrêté datant de 1993 oblige les ONG à présenter leurs comptes en suivant des normes et des procédures précises. Ses données sont en suite mise en ligne et facilement accessible à toute personne donateur ou non, sur le site internet de l'ONG en question.


Les subventions publiques nationales et internationales font aussi l'objet de nombreux contrôles tant des bailleurs de fonds (Etats...) que des différents corps d'inspection de l'Etat (Inspection des finances...) mais également de la Cour des comptes, voire de la Cour européenne des comptes (pour les ONG internationales).

Ajoutée à cela, la quasi-totalité des ONG se doit de désigner un commissaire au compte. Cela peut concerner le montant des subventions reçues, le nombre de salariés employés, ou bien encore le montant des fonds récoltés auprès des particuliers. 

Le commissaire aux comptes engage sa responsabilité en certifiant les comptes.

En parallèle, il existe également des outils spécifique d'évaluation de projet mise en place et élaborés par les ONG eux même afin de garantir la transparence de leurs actes. 

Ainsi, des ONG et des organisations internationales se sont regroupées pour élaborer collectivement des normes qualité ou pour proposer des démarches qualité, ou encore des codes de conduite comme celui proposé par le Comité Internationale de la Croix-Rouge et auquel plus de 200 organisations ont adhéré. Parallèlement, les ONG se dotent de normes internes de qualité et d'évaluation de leurs programmes tandis que les bailleurs se font de plus en plus exigeants à la fois sur les rendus financiers et sur la qualité des programmes et leur efficience. Les outils d'évaluation ainsi que ceux destinés à améliorer la qualité des projets élaborés par les ONG sont publics, pour la plupart consultables sur Internet.

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05 avril 2019

WWF Multinationale mon amour

Lafarge, Orange, Carrefour, Pierre et vacances... 14 multinationales sont partenaires de WWF.

Quels en sont les intérêts ? Pour l'ONG, une participation annuelle allant jusqu'à 400 000 €, ainsi que l'engagement de ses entreprises dans des projets dirigés par l'ONG.

L'intérêt pour l'entreprise ? Une belle image, ainsi que le bénéfice de la notoriété de l'organisation.

Pourquoi sauter le pas alors que les autres ONG ? L'origine remonte à 20 ans en arrière. En 1998, WWF décide d'entrée en relation avec ceux qui "détiennent le pouvoir" selon le directeur général.

En 2011, c'est 3 Millions d'euros que sont reversés à l'ONG, il faut ajouter à cela 1.5 millions pour la vente de licences. Ses licences permettent à ses entreprises du CAC 40 d'arborer le logo du panda sur ses produits. 

C'est donc une enveloppe de près de 5 Millions d'euros qui est reversés à l'organisation afin de mettre en place des projets environnementaux. 

Mais alors ou est le problème ?

Si très peu d'ONG décident de passer ce cap, c'est essentiellement sur un terrain éthique. Certains parlent de pacte avec le diable ! 

L'accusation principale est celle du Greenwashing. En effet, nombreux sont ceux qui trouvent que ses très grosses entreprises se servent du Panda afin de verdir leur image à moindre frais, et pour peu d'effort ! 

Pour certaines entreprises, devenir partenaire de WWF, est également une solution de facilité. Par exemple, le crédit agricole avait été accusé par l'organisation "Sauvons la Terre" pour ses actes peu écologiques... La réponse de la banque ? Une adhésion à WWF, mais rien, dans ses actes n'a changé. Mais l'image est saine et sauve.

Ses décisions de partenariats peu même être parfois sources de tension au sein même de l'Ong. En effet, les scientifiques ne sont pas sollicités quant aux choix des partenaires. Ce qui rend des situations assez compliqué. Notamment, lorsque certaines entreprises ne sont pas du tout prête à évoluer.

Alors certes, WWF ne veut pas entendre parler de partenariats avec les pétroliers ou avec Air France, mais cependant, elle prête bien volontiers son image à l'aéroport de Paris qui est dans un secteur quasi-similaire...

Le panda est noir et blanc, WWF est écologiste et partenaire du CAC 40.

Vous avez dit paradoxe ?

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01 avril 2019

Interview R Nael, responsable Partenariats de Migration et développement.

Interview du mardi 12/03/19 de Robin Nael

Responsable partenariats de l'association Migration et développement

 

1)       Comment est née votre association ?

 

Notre association est née en 1986 de la volonté de plusieurs migrants marocains basés en France, qui souhaitaient s’organiser pour développer des projets de développement dans leur région d’origine, l’Anti-Atlas marocain (Centre-Sud).

 

2)       Combien de membres salarié/bénévoles êtes vous ?

 

Nous sommes 7 salariés et 1 volontaire en service civique. Au Maroc, nous sommes 18 salariés et 1 volontaire en service civique. Nous avons environ une trentaine de bénévoles actifs.

 

3)       Quelles sont vos principales missions

 

Nos principales missions sont organisées selon nos valeurs : Solidarité, Partage, Respect des différences. Il y a 4 domaines d’intervention :

 

AGRICULTURE DURABLE ET ENVIRONNEMENT : Diffusion des pratiques agro écologiques, sensibilisation à la gestion durable des déchets, appui à la construction et à la gestion locale d’infrastructures de rétention des eaux de pluie et d’assainissement.

SOLIDARITE INTERNATIONALE : Mobilisation de la jeunesse (échanges entre jeunes français et marocains), appui aux associations de migrant-e-s en France et en Europe…

GOUVERNANCE ET ANIMATION TERRITORIALE : Formation des élu-e-s et responsables associatifs, accès aux droits, accompagnement à la structuration des Conseils de Jeunes au Maroc…

ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE : Soutien aux coopératives agricoles et artisanales, à la structuration des groupements féminins, appui au développement d’un tourisme rural solidaire.

4)       D’où proviennent vos financements ? (Subventions, dons, entreprises…)

 

Nos financements sont principalement des subventions publiques : Agence Française de Développement, Union Européenne, collectivités locales etc.

Il y a aussi une part minime de dons de particuliers et des financements de fondations privées.

 

5)       Qui sont vos partenaires ?

 

Nos partenaires sont d’autres associations françaises et marocaines, par exemple Terre et Humanisme PESI et Terre et Humanisme Maroc, qui travaillent sur des projets d’agroécologie.

Nous travaillons aussi avec les collectivités locales au Maroc.

 

6)       Vous sentez vous limiter dans votre action par rapport à la loi francaise ?

 

Non, le statut associatif loi 1901 laisse une liberté d’action considérable pour les ONG.

Il y a par contre beaucoup de contraintes administratives pour justifier de la bonne utilisation des financements des projets.

 

7)       Pouvez agir de manière indépendante ?

 

Oui, nous pouvons globalement agir de manière indépendante, mais comme nous avons des subventions publiques, il y a des phases de co-construction de projets avec les financeurs pour que les actions proposées correspondent à nos principes d’intervention et aux leurs.

 

8)       Quelle est votre avis par rapport à la médiatisation des associations étrangères ?

 

De façon globale, il y a un mouvement de recul des droits des associations de la société civile dans beaucoup de pays du monde, donc toute médiatisation pour dénoncer cette situation est utile.

 

9)       Subissez-vous parfois des pressions politiques ?

Non, pas actuellement.

 

10)    Etes vous régulièrement controlé ?

 

Oui, nous sommes extrêmement contrôlés dans nos projets, à la fois sur les activités et sur les financements.

 

11)    Pensez vous qu’une association peut être financièrement indépendante ?

 

Oui, même si c’est difficile, il y a des associations qui arrivent à ne dépendre que des financements privés, par exemple Médecins Sans Frontières.

 

12)    Quelles sont vos prochaines actions ?

Parmi les prochaines missions, il y a la volonté de continuer à développer les projets d’agro-écologie au Maroc, pour s’adapter au changement climatique dans la Région Souss Massa.

Nous souhaitons travailler aussi sur l’intégration socio-économique des migrants subsahariens qui passent par le Maroc.

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18 mars 2019

Greenpeace, tout n'est pas si rose.

Fondée en 1969 le mouvement « Dont make a wave » (Ne faite pas une vague) dont le but était d'empêcher les essais d'armes nucléaires dans les iles Aléoutiennes de l'Alaska. Des actions pacifistes sont menées, appelés respectivement « Greenpeace One » et « Greenpeace Too ».

Les fondateurs principaux sont Jim Bohlen et Irving Stowe ainsi que Paul Watson (fondateur de Sea Sheperd). Ses derniers ainsi que d'autres décident en 1971 cherchent un nouveau nom évocateur de leurs 2 causes principales : l'environnement et le pacifisme. Greenpeace est né.

Leur première bataille est gagnante, car en 1972, les essais nucléaires cessent.



Les polémiques :

Bien souvent Greenpeace à été au cœur de polémique et de critiques. Prises de position controversées, actions maladroites...

Un des membres fondateurs Patrick Moore, après avoir lutté contre l'énergie nucléaire pendant plusieurs années. Fait une terrible marche arrière en 1976 en soutenant sont cette utilisation qui est selon lui indispensable pour réduire les combustions fossiles.

Greenpeace à plusieurs fois été accusé de manipuler et transformer des chiffres pour soutenir son discours. Choc, mais fausses, ses informations ont eu pour effet de décrédibiliser l'organisation auprès de certains scientifiques.

Dans les années 2000, Greenpeace contient un dossier concernant les risques possible via la proximité des ampoules basses consommations. Ce dossier à mystérieusement disparu, et l'ONG est la principale suspecte.

En 2012, dans son livre « Qui a tué l'écologie ?» Fabrice Nicolino, reproche à l'organisation d'être devenu proche du modèle capitalisme. Notamment avec une direction essentiellement constituée de professionnels, qui ne proviennent pas du cœur militant d'origine. Il prend l'exemple de pascal Hunsting directeur général de 2005 à 2011 qui a travailler de nombreuses années dans le milieu de la fiance. Il dénonce le fait que les recruteurs ne soit pas des adhérents de Greenpeace mais seulement des salariés formés et rémunérés par l'association

En 2014, les activistes pénètrent sur le site archéologique de Nazca afin d'y installer une banderole. Or dû à un manque de connaissances du terrain, des dégradations sont commises sur un des animaux gravés depuis plus de 2000 ans. Une plainte est déposée et Greenpeace présente ses excuses.

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